Saya baru sekali ini datang ke sini... | |
La vie à Lubuk Beringin (Amelina)Alors que Clara joue les wonder woman en travaillant dans 12 villages différents, pour interroger les villageois, moi je vis tranquillement dans le petit village de Lubuk Beringin. Ici, les voitures n'ont pas d'accès, on y vient donc à pied ou en moto. En arrivant ici, on croit entrer dans une carte postale: des rizières verdoyantes entourées de cocotiers, au premier plan, et des collines couvertes d'agroforêts au second. Je me plais beaucoup dans mon petit village, c'est beau, paisible et les habitants sont adorables.
Le matin, kakak Hajir, ma ''maman'' indonésienne me réveille entre 5h30 et 6h par un tonitruant : « Amelina bangun!! ». De toute façon, je ne dormais pas, la sonnerie de la mosquée m'a réveillé depuis 4h... Et oui ils sont très matinaux ces musulmans ! Aussitôt, je prends mon premier bain de la journée, il fait encore nuit et l'eau est un peu fraîche. Après avoir petit déjeuné avec du riz et du sambal (poisson, légumes ou oeuf au piment), je me prépare à suivre un paysan sur son kebun. - Kebun signifie jardin au sens large, c'est comme ça qu'on appelle une plantation ici. Moi, je travaille sur les kebuns karet campur, se qui signifie agroforêt à hévéa. Une agroforêt à hévéa c'est une culture d'arbres à latex, où il y a plein d'espèces d'arbres différents et qui ressemble à une forêt. pfff, Il faut tout vous expliquer !!- Si il pleut, pas de kebun, car on ne peut pas saigner les arbres à caoutchouc sous la pluie. Mais si il fait beau, je pars avec mon petit sac sur le dos, suivre un des paysans avec qui je travaille. Les chemins jusqu'aux parcelles varient entre 20 min et 1h30 de marche à travers la forêt. On avance sur des petits sentiers et on traverse plein de petites rivières. J'ai un peu l'impression de vivre des aventures dans la jungle !!
Sur la parcelle, je compte les arbres utiles, demande leur age, leur origine, mesure... C'est pas tout le temps évident... Heureusement que les paysans sont très patients ! Si une femme est avec nous, elle fait à manger dans la cabane qui est sur place, sinon c’est pique nique dans le kebun, ou plutôt au bord de la rivière près du kebun. Comme au ptit dej', riz et sambal. Parfois, je rentre au village et je mange à la maison… Riz et sambal ! Je suis devenue une experte en sambal. J'écrase les piments comme une indonésienne !
Après ça deuxième bain dans la rivière. Pour se laver, on doit porter un sarung. – Un sarung est une espèce de grand paréo qu'on noue à la poitrine et qui couvre jusqu'au genou - Au début pas facile de se laver ''habillé'', mais on s’habitue vite. Si il y a du soleil, j'en profite pour faire ma lessive ou la vaisselle dans la rivière, comme ça je peux bronzer un peu. Les villageois se moquent alors de moi parceque je suis ‘hitam’ (=noir) ! Le bain est à chaque fois un bon moment. On papote et on rigole entre femmes pendant que les gamins jouent tout nus dans la rivière. L’après midi et le soir, je vais chez les paysans pour les interroger sur leur travail dans les kebun. Entre mes entretiens, je profite pleinement de la vie au village…
Publié à 04:44, le 27/06/2008, lubuk beringin Mots clefs : { Page précédente } { Page 9 sur 15 } { Page suivante } |
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